Lundi 9 juin 2008 1 09 /06 /2008 14:33

La semaine dernière j’assistais à une conférence-débat très intéressante de Olivier Richomme auteur du livre à succès « L’Amérique de Barack Obama ». Une conférence au cours de laquelle l’auteur a pris le temps de décrire de manière très précise le système politique américain et de nous décrypter le personnage Obama et son ascension sociale et politique. Un résumé parfait du livre « l’Amérique de Barack Obama » que je vous conseille fortement.

L’auditoire, composée en majorité de personnalités blanches débattaient sur le sujet et était même complètement acquise au candidat démocrate à l’élection américaine de novembre 2008. Cette tendance dans la salle n’est finalement que le prolongement de l’Obama-mania qui touche la France depuis plusieurs mois. Dans les questions, on pouvait aisément ressentir entre lignes le souhait de voir ce fils d’un immigré kenyan devenir le « premier président noir » de la première puissance du monde.

L’orateur de la soirée dans son propos n’a pas caché son espoir de, tout comme au USA, pouvoir un jour assister à la candidature d’un noir à l’élection présidentielle en France. Il a néanmoins donné quelques clés de blocages qui font que cet évènement ne soit pas envisageable en France en l’état actuel du fonctionnement des partis politiques et plus généralement de la société française.

Pourtant quand on compare l’histoire des noirs dans la vie politique en France et aux USA, on se rend bien compte que l’hexagone n’a pas toujours été à la traîne. Dans les années 50-60 pendant que Miss Rosa Park et les autres les noirs américains se battaient pour les « droit civiques », en France on avait des personnalités noires à l’assemblée nationale et au sénat. Certes Il s’agissait pour une partie des parlementaires représentants les colonies et  l’outre mer, mais ils étaient bien parlementaires français. Je pense notamment à Gaston Monnerville qui fut non pas parlementaire pour les colonies ou l’outre mer, mais bel et bien sénateur du Lot, d’ailleurs réélu plusieurs fois (1959 et 1965) et occupa même le poste de Ministre. On peut aussi citer dans un autre registre les regrettés Senghor et Césaire, sans oublier dans les années 80 koffi Yamgnane...

En réalité, Obama bien qu’étant un espoir inattendu pour des millions de noirs américains et bien au delà, son histoire, son ascension dans la société américaine nous invite à des questionnements identitaires et sociétaux qui doivent être débattus franchement au sein des communauté et faire l’objet d’un vrai, grand et large débat national en France.

Ainsi voici quelques interrogations.

Comment se fait il donc qu’en 2008  la représentation des minorités visibles en France soit inexistante au point que nous soyons à envier les Etats-Unis, pourtant dans l’histoire le pays du Général de Gaulle semblait plutôt en avance dans son intégration des français d’origines diverses ?

Comment cinquante ans après d’illustres hommes politique issus de la diversité notre pays en soit encore à se « vanter » d’avoir nommé une noire à un strapontin de Secrétaire d’Etat alors que dans des temps anciens où la France aurait pu être moins ouverte, on avait déjà atteint des postes à responsabilités plus importants ?

Où est passé ce fameux « ascenseur social »  dont on nous promettait des miracles en terme de réussite et d’intégration et dont l’ami Aziz Séni disait qu’il était en panne et qu’il valait mieux, pour les jeunes issus de la diversité, prendre l’escalier ?

Monsieur Richomme nous parle de « l’Amérique de Barak Obama », cette contrée de fils d’esclavagistes et de fils d’esclaves réunis qui nous donne aujourd’hui, à travers cet homme noir, une belle leçon d’humanité. Quant sera-t-il un jour de « la France de Camara ou de Belcassem » .

Ces interrogations sont certainement incomplètes, car je n’aborde que quelques points qui me paraissent être un bon début. Elles méritent comme je l’ai déjà dit un vrai travail de fond et collectif. Le symbole est là. Il ne résoudra pas tout. Il ne reste plus qu’à nous de saisir l’opportunité historique qui se présente, de trouver les bonnes réponses afin de relancer « l’ascenseur » en politique et dans toutes les strates de la société, dans le noble but de construire une fois pour toute notre France plus tolérante et vraiment métissé.

Par Cyrille TCHAMBA
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Jeudi 5 juin 2008 4 05 /06 /2008 18:36
 

 

Andrew Young

Andrew Young, né en 1932, est un activiste américain défendant les droits civiques, membre du parti démocrate, ancien maire d'Atlanta et premier ambassadeur afro-américain aux Nations unies. 

 




Jesse Jackson

Jesse Jackson est un révérend noir américain, né le 8 octobre 1941 à Greenville, dans l'État de Caroline du Sud, aux États-Unis. C'est un militant politique pour les droits civiques et notamment ceux des Noirs américains. Il a été candidat pour la nomination aux élections présidentielles de son pays, dans le Parti démocrate, en 1984, en 1988 et en 2004. En 1988, il avait collectionné les victoires, essentiellement dans le sud des États-Unis : l'Alabama, la Caroline du Sud, la Géorgie, la Louisiane, le Michigan, le Mississippi, la Virginie et le District de Columbia l'avaient choisi.

Condoleezza Rice

Condoleezza Rice (née le 14 novembre 1954 à Birmingham en Alabama) est l'ancienne Conseillère à la Sécurité nationale entre 2001 et 2005 de George W. Bush et l'actuelle Secrétaire d'État des États-Unis depuis janvier 2005. En 2004 et en 2005, elle est classée comme la 1re femme la plus puissante au monde par le magazine Forbes. En 2006, elle est détrônée par Angela Merkel. En 2007, elle est classée 4e.

 

Colin Luther Powell

Colin Luther Powell est un général et homme politique américain. Il fut chef d'État-Major des Armées et Secrétaire d'État des États-Unis. Il est né le 5 avril 1937 à Harlem (New York), dans une famille d'immigrants jamaïcains, et fut élevé dans le quartier de South Bronx. Sa mère était couturière et son père ouvrier.

Par Cyrille TCHAMBA
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Mardi 27 mai 2008 2 27 /05 /2008 15:32

Senghor a prétendu que le Nègre est d’abord et avant tout « Emotion ». Entendez : le Nègre danse beaucoup ; il ricane et pleure tout autant ; il consacre très peu de temps aux choses de l’esprit. Un point de vue que beaucoup de gens ne partagent pas, surtout quand le même Senghor insinue que seuls les Hellènes-les Blancs, pour tout dire savent se servir de la raison. En tant  que Nègre, je ne reconnais pas, moi, dans cette thèse misérabiliste et le complexe d’infériorité et d’infantilisme qu’elle essaie de greffer dans la conscience de chaque Nègre ne m’a jamais effleuré.

 

De manière générale, je me méfie des grandes théories qui tentent de disséquer l’essence de l’homme. Car, je crains qu’on en arrive, à force de ne pas reconnaître à certains groupes d’individus telle ou telle faculté, à écrire la bible des Nazis, selon laquelle il y aurait des races supérieurs et des races inférieures. Dangereux !
Donc, pour moi et ce n’est pas du tout pour me consoler- un Nègre est autant Emotion que Raison ; il n’est ni un cobaye des laboratoires, ni un cas d’école pour des théories et des thèses, mais, tout simplement, un être humain doué de ces mêmes facultés mentales et intellectuelles qu’on observe chez tous les autres êtres humains. Toutes les facultés. Comme cette formidable capacité de se pencher sur son passé et de se souvenir. Comme ce crucial devoir de marcher à reculons dans son autrefois et de commander à ses souvenirs de vous restituer tous les paradis ou tous les enfers que vous avez vécus : le fameux et exaltant devoir de mémoire.


La mémoire…Le devoir de mémoire…Vous devez sans doute facilement comprendre mon embarras…Que vais-je donc répondre, à présent, aux faiseurs de théories sur les races humaines, quand, prenant appui sur les haines raciales negro-nègres qui sévissent en ce moment en Afrique du Sud, ils viendront me faire comprendre que le Nègre est dépourvu de mémoire, qu’il ne se rappelle rien de son passé et qu’il vit uniquement dans l’instant présent ? Pour tenter de les contredire, de quelle astuce devrais-je user pour les cacher les morts et les blessés mozambicains et zimbabwéens dont le sang coagulé noircit encore les rues et les quartiers de Johannesburg et de Captown ? Que vais-je leur répondre ?


Pour avoir visité l’Afrique du Sud, un pays que j’avais trouvé encore plus beau que ce que mes rêves m’avaient jusque- là présenté, ma crainte était plutôt de voir les Nègres exprimer, un jour ou l’autre, leur juste colère, face aux injustices sociales trop criardes, funeste héritage de l’Apartheid : 6 millions de Blancs détiennent 90°/° des richesses du pays, tandis que la plupart des 40 millions de Noirs vivent, assis sur une fesse, dans leur propre pays. Mais, quand, ces mal logés et ces mal nourris se mettent à chasser et à tuer d’autres « damnés de la terre » comme eux, à quel instinct de survie pensent-ils obéir ? Leurs pères et leurs grands-pères ne leur ont-ils pas raconté es tortures qu’ils ont endurées, il y a moins de vingt-cinq ans, uniquement parce qu’ils avaient la peau noire ?
C’est bien possible que le Nègre n’ait jamais eu de mémoire. C’est seulement en admettant cette hypothèse qu’on pourrait comprendre pourquoi des Nègres Sud-africains tuent d’autres Nègres parce qu’ils sont nègres, ne se souvenant plus que, sous l’Apartheid, on torturait et massacrait les Nègres, uniquement parce qu’ils étaient des Nègres.


TEXTE PARU DANS LE QUOTIDIEN LE JOUR

Par Cyrille TCHAMBA
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Lundi 26 mai 2008 1 26 /05 /2008 19:12

Le Président de la République vient d’effectuer une visite dans l’Oise. Cette visite avait pour thème central était le pouvoir d’achat à travers l’aspect de la revalorisation de la rémunération des salaries.

Après une visite d’entreprise en compagnie des parlementaires et des élus du département, c’est à l’hippodrome de Chantilly que les isariens se sont retrouvés pour écouter le chef de l'Etat développer les mesures qu’il compte mettre en œuvre pour améliorer les rémunérations dans les entreprises.

On peut dire que ce fut un grand succès car les habitants ont tenus à honorer ce rendez vous avec Nicolas Sarkozy. La présence massive des populations de l’Oise n’est qu’une marque de confiance renouvelée et une preuve de leur fidèle adhésion au projet présidentiel et aux différentes réformes initiées par Monsieur Sarkozy.

Les habitants département qui lors de la présidentielle de 2007 avaient accordée une large partie de ses votes au candidat de l’UMP savent que la mise en place des réformes continues et que les résultats sont à venir.

La situation économique mondiale n’étant pas favorable, le gouvernement sous l’impulsion du Président de la République propose progressivement des solutions pour atténuer les hausses brutales des prix, notamment les matières premières telles que le pétrole (plus de 150 USD) et les céréales ; ainsi accomplir une des missions essentielle que s’était fixé le candidat Sarkozy : protéger les français contre les effets négatifs de la mondialisation.

"Il n'est pas tolérable que l'on traite à la légère, que ce soit dans les branches ou dans les entreprises, la question de l'évolution de la rémunération des salariés", a déclaré le chef de l'Etat devant des chefs d'entreprise et des élus locaux à Verberie, près de Compiègne, dans l'Oise.

Par Cyrille TCHAMBA
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Jeudi 22 mai 2008 4 22 /05 /2008 17:23
Le ministre français de l’immigration prône un recentrage de l’utilisation des ressources issues de la diaspora.

Parler d’immigration et de développement solidaire semble une passion pour cet homme du premier cercle des proches de Nicolas Sarkozy, le chef de l’Etat. Pour cela, Brice Hortefeux abandonne volontiers son bord, quitte à s’en excuser auprès de ses collaborateurs chargés de lui préparer des notes. On l’a ainsi vu très à l’aise, tant au palais de l’Unité au cours du toast prononcé lors du déjeuner offert en son honneur lundi 19 mai dernier par le président de la République qu’au cours de la conférence qu’il a donnée quelques heures plus tard à l’Institut des relations internationales du Cameroun (Iric) sur le thème " La politique française de codéveloppement en Afrique ". Pour le ministre français de l’Immigration, de l’intégration, de l’identité nationale et du codéveloppement, qui lui préfère parler de "développement solidaire ", si " l’immigration zéro ne peut pas exister ", il faut arriver à une prise de conscience entre Français et Camerounais pour la maîtrise des flux migratoires notamment ceux qui vont du Cameroun vers la France.

La situation apparaît d’autant plus préoccupante pour Brice Hortefeux qu’il y a un ensemble de réalités qu’il faut désormais prendre en compte au rang desquelles le fait que la moitié de la population africaine a moins de 17 ans, ou encore cette Afrique qui comptera environ un milliard d’habitants en 2030, et le fait que plus du tiers des Africains vivent avec moins de 650 francs Cfa par jour. S’il reconnaît que comme la plupart des autres nations européennes, son pays a largement puisé dans l’imposant vivier de main d’œuvre que constituait l’Afrique sans contrepartie, il indique " l’heure est maintenant à la rupture ". Il est désormais question dans les échanges entre les deux parties " d’une politique concertée ". La concertation selon Brice Hortefeux permettra " la transparence et l’efficacité dans les échanges ".

Accords
Le ministre français de l’Immigration a également abordé le volet lié aux diasporas africaines sur le territoire français. Celles-ci à son avis " ne sont pas suffisamment utilisées ". " Les fonds envoyés vers leurs pays s’élèvent à environ 8 milliards d’euros (soit à peu près 5250 milliards de francs Cfa, ndlr). De l’argent utilisé à plus de 80% pour la consommation ". S’il pense que cet argent est envoyé pour aider les familles restées sur place en Afrique, il est donc question aujourd’hui pour lui d’aider à l’orientation de cet argent vers l’investissement, notamment dans les domaines comme l’agriculture, l’artisanat… S’agissant de la communauté camerounaise en France, Brice Hortefeux l’évalue à environ 36.000 âmes, avec au passage la deuxième en ce qui concerne les étudiants. A ceux-ci, il conseille le choix de filières porteuses " qui débouchent sur une activité professionnelle "
Pour la maîtrise des flux migratoires, la France sous la houlette de son ministre de l’Immigration a signé des accords avec des pays africains comme le Sénégal, la Tunisie, le Gabon, le Congo et le Bénin. Il a précisé au cours de ses échanges que des discussions sont en cours pour un accord similaire avec le Cameroun.

Nostalgique, le ministre français estime ne pas comprendre l’intérêt soudain de certaines puissances pour l’Afrique, au moment où certains Etats du continent se tournent de plus en plus vers d’autres partenaires à l’instar de la Chine. Au nom de la real politik.
Promoteur en France de la loi de maîtrise de l’immigration adoptée en 2007 qui limite le regroupement familial, il a fini par faire imposer des tests d’Adn pour les candidats à ce regroupement. Brice Hortefeux est également connu pour avoir fixé aux forces de l’ordre en France des objectifs chiffrés en matière d’expulsions et de reconduite des étrangers à la frontière : 25.000 en 2007, 26.000 en 2008 et 28.000 en 2010. Celui que l’on dit être le véritable père de l’immigration choisie est notamment l’auteur de cette phrase prononcée chez des confrères en octobre 2007, " La France a le droit de choisir qui elle veut accueillir ".


Par Jean Francis Belibi  du quotidien Mutations
Par Cyrille TCHAMBA
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