Lundi 29 octobre 2007 1 29 /10 /2007 12:59

 (Photo Reuters)« Les noirs moins intelligents que les blancs » ce sont des propos nauséabonds que l’on a attribués ces jours-ci au Dr Watson, « Grand père » de l’ADN et Prix Nobel, dont on se demande ce qu’il souhaitait démontrer dans cette sortie d’une inutilité manifeste.

 

En effet quel intérêt aurait-il pu avoir à tenir de tels propos et ainsi à risquer de ternir sa réputation et par cela assombrir une carrière plutôt brillante. Le généticien aurait-il eu le souci de nous faire partager l’une de ses découvertes, le fruit de ses recherches ou tout simplement une impression personnelle ?

 

Dans un premier temps, tentons de comprendre les réelles motivations de ce dernier, car cela nous éclairera sur la méthode à adopter pour répondre,  et plus simplement, nous indiquera sur le sérieux à accorder a de telles intentions.

 

N’ayant pour l’instant pas pu examiner l’état de conscience véritable de cet anglais, focalisons nous sur l’essentiel : la démarche et les précautions dont aurait dû s’entourer le scientifique pour publier une telle démonstration.

 

En creusant un peu on finit par comprendre que notre charmant « vieillard » ne mérite absolument pas qu’on lui consacre un tel écho pour des propos aussi superficiels, puisque n’étant que le leitmotiv d’une rengaine maintes et maintes fois entendue et, naturellement, jamais prouvée.

 

On ne peut scientifiquement apprécier la hiérarchie d’intelligence des hommes en les regroupant par la couleur de peau. La bêtise existe partout et l’intelligence aussi.

 

Les noirs sont–ils des descendants d’ Hitler ou de Mussolini ?

 

Les pharaons d’Egypte ou encore les Césaire et Senghor ne sont–ils pas noirs ?

 

Pourtant de ces personnages on aura pu tirer de la bêtise, et admirablement, une intelligence largement supérieure à la moyenne humaine.

 

De grâce, ne prêtons pas plus d’attention aux élucubrations puériles  d’un « vieillard » en manque de présence médiatique, que la solitude et la décrépitude ont finalement rendu aigri, au point de muter en décadent et presque même raciste.

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Mercredi 24 octobre 2007 3 24 /10 /2007 18:33

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Mercredi 3 octobre 2007 3 03 /10 /2007 17:48

Voici le compte rendu de l'entretien que j'ai eu avec maître Nkom, Présidente de l'Association Camerounaise des Fans de Nicolas Sarkozy.

 

Cette initiative originale est une réflexion et d'ailleurs une piste de solutions bien construites sur le process et les modes de développement de l'Afrique et des ses problématiques.

 

Bien sur la touche fan, y joue un rôle important puisque cette association a comme objectif majeur de, à travers ses activités, travailler à la valorisation de l'image du Président français au Cameroun et en Afrique en général.

 

Encourageons donc cette organisation dans son évolution, soutenons là dans ses initiatives et retenons finalement que ce qui ne nous tue pas nous renforce.

Cyrille TCHAMBA

ARTICLE DU SITE DE L'AFCANS

Visite d'un militant UMP, Mr Cyrille TCHAMBA, de passage au Cameroun 
 
Le samedi 22 semptembre 2007, au siège de l'ACFANS, nous avons eu la visite de Mr Cyrille TCHAMBA, militant de l'UMP-Paris. Avec la présidente de l'Association, ils ont échangé sur quelques projets prioritaires: Les Maisons de le JEANS (Jeunesse Africaine de Nicolas Sarkozy), "JE RENTRE AU PAYS, GARS". 
A la fin de leur entretien, Mr Cyrille TCHAMBA a promis d'en parler dès son retour à Paris et de garder le contact. 
 
Découvrez quelques photos de cet évènement prises par Anthony POKOSSY-DOUMBE (Jeune fan de 11 ans) 
 
 
 
 
Photos par Anthony Pokossy-Doumbé 

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Mercredi 3 octobre 2007 3 03 /10 /2007 12:17

La France refuse de démanteler ses bases militaires

La “Mère patrie” croit toujours qu’elle a un rôle providentiel à jouer en Afrique. Les déclarations de Jean-Marie Bockel, ont renforcé cette idée hier, 2 octobre 2007, à la Résidence de France à Yaoundé.

Jean-Marie Bockel, secrétaire d’Etat français à la coopération et à la francophonie, s’est en effet confié à la presse hier à Yaoundé. Trois thèmes majeurs ont dominé l’échange avec les journalistes : d’abord la mise en œuvre du Contrat de désendettement et de développement (C2D), ensuite les accords de défense et de maintien de la paix, enfin l’épineuse question de l’immigration choisie. D’entrée de jeu, le secrétaire d’Etat se dit satisfait de la réalisation des projets financés par les fonds issus du C2D et de toutes les autres initiatives de coopération bilatérale.
En termes d’engagements, affirme l’ambassadeur de France au Cameroun, Georges Serre, “la coopération civile française [inscrit le pays de Sarkozy] au rang des partenaires bilatéraux et multilatéraux du Cameroun, avec une moyenne de 65,6 milliards de Fcfa par an au cours des cinq prochaines années.” Une opportunité de développement à saisir. Illustration. Le C2D, provision financière de 352,83 milliards de Fcfa sur six ans (2006 – 2011) est investi dans l’éducation de base, les infrastructures routières et urbaines, la santé, le développement rural et l’environnement, le pilotage et les études. Jean-Marie Bockel ne s’empêche de rappeler qu’il s’agit d’un levier pour l’amélioration des conditions de vie. Pourvu, dit-il en s’inspirant du discours sarkozien sur l’Afrique, que les Camerounais montrent qu’ils sont capables d’impulser et d’entretenir eux-mêmes le désir de se développer.
Ce développement doit se faire dans un contexte de paix. Le secrétaire d’Etat justifie la permanente présence française sur le sol africain, à un moment où on pense à un démantèlement des bases militaires françaises sur le continent. “Nos bases servent d’appui à toutes les forces en place. Nous jouons un rôle de soldat de la paix en respectant une certaine éthique. C’est vrai que sur le terrain, ce n’est pas facile”, reconnaît Jean-Marie Bockel qui conclut : “Nous jouons ce rôle et c’est bien !” A sa suite, le général Emmanuel Beth, directeur en charge de la coopération militaire et de défense, confesse que “le dispositif militaire français sur le sol africain aujourd’hui est adapté à l’évolution des Etats et à l’organisation sous-régionale et régionale ; il accompagne tous les dispositifs de paix et de sécurité.”
Pour davantage illustrer la pertinence des bases militaires en Afrique, il affirme que, dans le cadre du conflit frontalier entre le Nigeria et le Cameroun au sujet de la presqu’île de Bakassi, la France a mis sur pied le dispositif Ramis dès 1996 pour “accompagner le règlement politique de la crise.”
Une partie de l’opinion ne partage pas cette vision du rôle des bases françaises. Malgré les discours de désengagement, la France renforce sa présence militaire en Afrique. Celle-ci a quelquefois aidé des dictateurs à se maintenir au pouvoir. En cas d’agression, on n’a plus vu la France intervenir aux côtés des gouvernements régulièrement élus. Nombreux sont ceux qui gardent en mémoire son rôle trouble dans la crise ivoirienne, de même que son faible engagement aux côtés du Cameroun dans le conflit de Bakassi. Mais Jean-Marie Bockel affirme la volonté de la France de continuer d’élargir ses bases militaires, voire à trouver de nouvelles variantes de la coopération de “maintien de la paix”. L’illustration est ce soutien à l’Ecole internationale de formation au maintien de la paix d’Awaé. Le secrétaire d’Etat français s’y est rendu hier en mi-journée après la signature des conventions d’appui à la décentralisation et à l’amélioration des performances de la police camerounaise.

De quoi Biya va parler avec Sarkozy
Paul Biya sera en France vers la fin du mois d’octobre. L’information a été confirmée hier, 02 octobre, par le secrétaire d’Etat français à la coopération et à la francophonie, Jean-Marie Bockel. Son programme prévoyait une rencontre avec le président Biya à Etoudi. Mais ce dernier lui a fait savoir, par l’entremise du Premier ministre, qu’il ne pourrait plus le recevoir, du fait qu’il se trouve encore à l’étranger. Mais au sujet de son déplacement pour la France, pas de doute, sauf impératif de dernière minute. Selon Jean-Marie Bockel, le président Biya et le président Sarkozy vont débattre de trois questions majeures : le première a trait aux relations bilatérales (France-Cameroun), la deuxième est liée aux rapports sous-régionaux (le Cameroun réaffirme son rôle moteur dans l’émergence de la sous-région Afrique centrale), et la troisième est en rapport avec les problématiques multilatérales. Ces problématiques puisent leur essence dans le discours d’orientation que Sarkozy, le président français, a prononcé dernièrement au Sénégal. Celui-ci relevait les potentialités de l’Afrique, ses atouts et les conditions de son développement

Par Alexandre T. DJIMELI

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Lundi 3 septembre 2007 1 03 /09 /2007 14:56
Cyrille Tchamba : Militant politique à l’Ump Nicolas sarkozy a prononcé les mots que je n’accepte pas jusqu’aujourd’hui
Le Messager : Dernière Mise à jour : 24/08/2007 (Auteur : Edouard TAMBA )

 

Agé de 28 ans, ce Camerounais a été naturalisé français en 2001. Il est titulaire depuis 2007 d’un master en marketing, option stratégies politiques. Sa participation à la campagne victorieuse de Nicolas Sarkozy lui a permis de rédiger un mémoire intitulé : “ Les campagnes présidentielles : Stratégies de victoire ”. De passage au Cameroun, Cyrille Tchamba parle des sorties controversées de Sarkozy, du rôle d’un cadre politique, de l’avenir de l’Afrique …

Cadre politique à l’Ump, en quoi cela consiste-t-il ?

C’est s’occuper des fonctions qui permettent de diriger, prendre des décisions au niveau local ou national et d’avoir des gens qui sont là pour les exécuter. Pour ma part, je suis responsable d’une région où j’impulse la politique. Notamment la politique auprès des couches sociales défavorisées. Ca touche aussi bien les gens des cités que les Français qui sont en difficulté. Dans la campagne de Sarko, je me suis occupé de tout ce qui était quartier à travers “ Quartier de France avec Sarko ” qui était un mouvement qui tendait à promouvoir l’image de Sarkozy à travers les quartiers, et à essayer d’amener la parole des gens des quartiers vers les responsables politiques de l’Ump.

N’était-ce pas une tâche un peu compliquée, surtout quand on se souvient des expressions telles que “ racailles ” et “ kärcher ” prononcées par Sarkozy à l’endroit de ces derniers ?

Forcément. Quand j’ai pris cette action en main, j’ai eu des menaces de mort, des attaques corporelles, mais ça fait partie du boulot. C’est vrai que Nicolas Sarkozy a prononcé des mots que je n’accepte pas jusqu’aujourd’hui, et on le lui a dit. Il a reconnu que ce n’était pas des mots adaptés. Mais on a peut-être grossi les faits. Parce qu’en fait, Nicolas Sarkozy répond à une question posée d’une fenêtre : “ M. le ministre quand est-ce que vous allez nous débarrasser de cette racaille ? ”, et il dit comme il y’a la racaille je vais vous en débarrasser. Mais il n’a jamais dit que c’était tous les Noirs et tous les Arabes. Il disait que la racaille c’est des délinquants. Et je fais bien la différence entre un Africain et un délinquant. Parce qu’un délinquant peut être de toutes les races. Donc quand on dit racaille, ça ne me concerne pas. Mais je dis à tout ceux qui ne sont pas des racailles de ne pas se sentir concerné. Si en marchant dans la rue vous entendez “ bandit ”, passez votre chemin si vous ne vous reconnaissez pas comme bandit. Pour ce qui est de “ Kärcher ”, il faut remettre les choses dans leur contexte. On oublie souvent de rappeler que c’est à la suite de l’assassinat d’un enfant de 11 ans qui allait laver la voiture de son père. En France, on nettoie les voitures avec des machines appelées “ Kärcher ”. Sur le coup, il lance, “ on va nettoyer ces gens au Kärcher ”. Ils ont assassiné un gamin de 11 ans. Il l’a dit dans un contexte bien précis. C’était un jeu de mots, peut-être encore malheureux, mais qui ne me concerne pas. Il est libre de dire ce qu’il veut.

Comment êtes-vous devenu cadre de l’Ump ?

J’ai commencé au lycée. On a fait des grèves, organisé plein de manifs. A l’université c’était pareil. Ces mouvements étaient très marqués à gauche, on était proche du parti socialiste. Puis j’ai milité dans l’association “ Sos racisme ”. Mais je sentais que dans leur discours il manquait du concret. Je voulais aller le plus loin possible, mais avec la gauche on n’a pas cette capacité là. On y croit en l’humain, mais on a toujours tendance à l’infantiliser, à trop le réduire à ce qu’il ne souhaite surtout pas être. Mais à droite, on croit à des idées qui amènent le progrès. La droite est reconnue pour sa promotion de l’économie forte. Au niveau social, la droite place l’homme au centre de la structure économique en disant que c’est l’homme qui doit apporter à la structure économique. Et nous devons nous battre pour que l’homme soit réhabilité par les valeurs du travail. Ces options m’avaient séduit dans le discours de Chirac, en plus des opportunités amicales qui ont fait que je me sente plus intégré dans cette famille. J’ai des grands frères qui militent à gauche depuis près de 25 ans. Là-bas, vous êtes toujours vu comme quelqu’un qui souffre. Quand vous demandez de l’aide, vous y trouvez plus d’oreille. Parce que ce n’est que comme cela que vous êtes perçu. Par contre, c’est plus dur à droite. Mais la promotion des cadres politiques s’est toujours faite en France de bien meilleure manière à droite qu’à gauche. Aujourd’hui on a des ministres au gouvernement et pas à n’importe quel poste. Des responsables politiques de gauche tels que Maleck Bouthi, l’ancien président de “ Sos Racisme ” l’a reconnu. La droite est allée plus loin que la gauche en matière de promotion de la diversité. Nicolas Sarkozy est certes dur, mais il a ce côté d’ouverture où le débat est possible. Rama Yade qui est secrétaire d’Etat aujourd’hui a fait une tribune pour lui reprocher les expressions telles que “ racailles ” et “ Kächer ”. Il a répliqué en l’appelant au dialogue. Rachida Dati lui a écrit pour dire “ M. le ministre je veux travailler avec vous ”.

Quelle est la perception que les Frères africains ont de ce que vous faites ?

Au niveau de la politique nationale, ils nous reprochent d’être à droite. Avec le travail qu’on abat au niveau local, ils comprennent très bien qu’on a des convictions. La responsabilité politique ne dépend pas entièrement de l’idéologie du parti. Il y’a aussi la personne qui exerce ces responsabilités, à elle de démontrer qu’elle a la capacité de comprendre les difficultés des autres. Il y a des mairies de gauche où les maires refusent par exemple des mariages mixtes. Le tout c’est l’individu dans l’exercice de ses responsabilités. Parce que de toutes les façons, il faut que la diversité existe. Les Africains ne doivent pas refuser en Europe ce qu’on leur refuse en Afrique. Nous sommes dans un pays démocratique où le débat est possible, profitons-en. Que le gars soit à gauche ou à droite, l’important c’est qu’on avance.

Quand vous dites “ Ça nous fait avancer ”, on se demande si vous n’avez pas renié le Cameroun, ou votre africanité ?

Non. Je suis parti du principe que, pour réussir, il faut observer les choses, les comprendre et s’intégrer. Vous ne dormirez pas dans un hôtel dehors. Pour y passer la nuit, il faut entrer, payer et entrer dans la chambre. Quand je suis arrivé en France, j’ai connu toutes sortes de difficultés. Je me suis interrogé sur les us et coutumes de cette société. Puis j’ai commencé à comprendre comment ils fonctionnaient, de même que les enjeux. J’ai fais ce qu’il y’avait à faire, sans jamais renier le Cameroun. Je suis comme un enfant qui a deux parents. J’ai mon pays natal, le Cameroun, que j’aime, dans lequel que viens quatre à cinq fois par an. Parce que j’y ai aussi des activités. Et j’ai mon pays d’adoption qui est la France où j’essaye d’apporter ma pierre à l’édifice.

Comment réagissez-vous au discours prononcé par Sarkozy le 26 juillet dernier à Dakar ?

Ce discours ne m’a pas surpris. Mais avec du recul, on se dit qu’il n’avait pas totalement tort. Que ce soit lui ou un autre, il faut bien que quelqu’un réveille notre Afrique. Ils nous virent de chez eux, en nous disant que la jeunesse africaine a plus de chose à faire en Afrique que là-bas. Qu’y a-t-il d’offusquant ? Prenons-le aux mots. Ce discours a été malheureux sur certains points, mais de manière globale il est venu nous dire de remettre en cause la manière de fonctionner tacite que nous avions depuis la colonisation. Aux Africains de réfléchir, par ce que de toutes les façons il y’a toujours des bons et des mauvais côtés.
Il faut noter que la France n’est pas la seule nation au monde où on fait la discrimination positive. Il y a par exemple l’Amérique et sa loterie. On pointe à l’horizon la fuite des cerveaux. Mais aujourd’hui, la France ne pillera pas plus que ce qu’elle a déjà pillé. Quand on ne leur demande pas de venir, ils viennent. Figurez-vous qu’en Angleterre, il y’a plus de médecins d’origine Malawite qu’au Malawi. La discrimination positive permettra de définir un cadre d’immigration dans lequel il y aura peut-être un contrat gagnant gagnant. Peut-être qu’en mettant en place des contrats pour l’immigration, le mécanicien de Tsinga pourrait aller en France pour une durée de trois ans, améliorer ses connaissances, gagner un peu d’argent et revenir au Cameroun ouvrir un atelier plus performant.

Est-ce à ce dire qu’au regard des réactions vis-à-vis de ce discours, les Africains ont eu tort de se sentir insultés et infantilisés une fois de plus?

Nicolas Sarkozy a jeté un pavé dans la marre. Aux Africains de répondre. Mais les discours que j’ai entendu après frisent l’affrontement. De toute façon, Sarkozy en Afrique ne nous est pas utile. C’est le chef d’un Etat de l’Union européenne. Les Africains ne vont pas qu’en France. Est-ce que Gordon Brown ou George Bush se sont exprimés. Sarkozy a donné son point de vue. Il ne faut pas que toute notre intelligentsia se focalise uniquement là-dessus. Que nous réfléchissions sur le problème de l’immigration de manière globale avec nos élites à travers le monde. A chaque fois la France est pointée du doigt. Mais est-ce la France qui pose problème aujourd’hui en Afrique ? Sarkozy de par sa trajectoire atypique a démontré une grande capacité à atteindre ses objectifs. Nous traversons le Sahara à pied, l’océan Atlantique en radeau pour atteindre aussi nos objectifs. Ça veut dire que nous sommes de la même race. Parlons lui, et comprenons-nous.

Vous suggérez qu’on lui donne un chèque en blanc ?

Non. Je ne demande pas qu’on lui donne un chèque en blanc. Lui-même est venu nous proposer son chèque en nous disant ce qu’il veut. A nous de lui dire, M. le président, bien que vous ne soyez pas le partenaire le plus important du monde, parce qu’il y en a d’autres, continuons dans votre logique. Vous avez dit au Mali que la France n’a pas besoin de l’Afrique. Allons jusqu’au bout en concluant que l’Afrique n’a pas besoin de la France. C’est ce que certains chefs d’Etat font en développant de nouveaux partenariats. Avec la Chine par exemple, c’est aussi désastreux. Il se pose un problème de qualité avec leurs produits. Je ne souhaite pas qu’on rentre vers les produits européens, mais qu’on produise nous-mêmes.

Selon vous, la méthode Sarkozy peut-elle mettre fin à des nébuleuses telles que la ‘Françafrique’, et les pactes coloniaux ?

C’est très difficile de parler de Françafrique. Parce que moi-même j’en entends parler depuis des années, mais je ne l’ai jamais vu. C’est une notion qui veut dire beaucoup de choses et rien du tout. Il est très difficile, même pour un chef d’Etat, de revenir sur des accords, surtout économiques. Ils ont profité par le passé du copinage et du besoin de certains dictateurs de préserver leur pouvoir en s’alliant à des forces extérieures. Généralement les contrats sont bien ficelés. Pour une concession de diamants ou d’or, le contrat est en béton. L’état qui va revenir dessus va s’exposer à des sanctions internationales, et ils savent le faire. Maintenant, il faut que nous marquions un point de départ. L’Afrique doit trouver une nouvelle date de départ, se donner de nouvelles règles de fonctionnement et de négociations. Contrairement à ce que les gens pensent, l’Afrique n’est pas finie. L’Afrique ne fait que commencer. Ce qu’on nous a pris ne représente même pas 5% de nos potentialités. Disons nous qu’à partir d’aujourd’hui, nous ne nous laisserons plus abuser. Je suis d’accord avec ceux qui pensent aussi qu’il faut la bonne gouvernance. Qu’on puisse imposer aux chefs d’Etats de nos pays, d’organiser des élections libres et transparentes ; qu’on puisse demander l’alternance politique. C’est un problème qui reste encore aux mains des Africains. Ce ne sont pas les étrangers qui transformeront le destin d’un peuple. Puis l’aide viendra si les Africains se lèvent comme un seul homme pour se battre contre les maux qui minent leur quotidien.

 

Par Entretien avec Edouard TAMBA

Par Cyrille TCHAMBA - Publié dans : egalitesplus
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