Vendredi 5 décembre 2008 5 05 /12 /2008 14:45

Les "minorités visibles" de l'UMP veulent secouer leur parti et le gouvernement pour qu'enfin se concrétise "une France métissée" dans la sphère politique, le monde du travail et les administrations. Jeudi 4 décembre, elles ont présenté une douzaine d'"actions positives d'intégration" dont elles réclament une "mise en oeuvre rapide".

"Depuis la campagne présidentielle de 2007, il n'y a eu aucune avancée pour favoriser une meilleure visibilité des minorités", relève Dogad Dogoui, porte-parole du Cercle de la diversité républicaine, instance de réflexion au sein de l'UMP qui réunit depuis 2006 élus, cadres et militants de ce parti issus de l'immigration. "Avec la fin de la présidence française de l'Union européenne, le chef de l'Etat va à nouveau se recentrer sur la France. C'est donc le bon moment de l'aider à réaliser son rêve d'une France métissée. Et ça l'est d'autant plus que la victoire de Barak Obama a ouvert les esprits des Français et des parlementaires".

Dès le lendemain de la victoire de M. Obama, les dirigeants de l'UMP avaient promis plus de diversité dans leurs rangs à l'issue du renouvellement des instances locales. La moitié des 577 circonscriptions ont renouvelé leur responsable. Mais, si le rajeunissement et la féminisation sont en bonne voie, la diversité reste marginale : une vingtaine des nouveaux délégués de circonscription sont issus des minorités."C'est à la fois peu mais beaucoup plus que cela ne l'était jusqu'alors et beaucoup plus qu'à l'Assemblée nationale", tient à souligner Edouard Courtial, secrétaire national aux fédérations.

Désespérant assister à de réelles avancées, les membres du Cercle de la diversité appellent l'UMP à s'engager plus franchement en "assurant la présence des minorités dans les cinq premières places des listes départementales des prochaines élections régionales". "L'UMP doit donner l'exemple", insistent-ils, tout en réclamant l'introduction d'une dose de proportionnelle au prochain scrutin législatif et la fin du cumul des mandats locaux.

CRÉER UN MINISTÈRE

Pour que la diversité devienne une réalité dans les entreprises, le CDR demande à ce que soit "enfin publié" le décret d'application du CV anonyme, rendu obligatoire par la loi sur l'égalité des chances de 2006, mais jusqu'ici resté lettre morte. Et il propose que l'attribution des marchés publics soit conditionnée à une représentation des minorités dans les conseils d'administrations des entreprises retenues. Dans la fonction publique, le CDR prône une diversification des voies de recrutement et dès lors, une "généralisation des systèmes de type troisième voie d'accès".

Au-delà, les minorités visibles de l'UMP réclament la création d'un "ministère de la diversité, doté d'un budget propre et d'une administration" et elles relancent l'idée d'instaurer des "statistiques de la diversité" afin que puissent être "vérifiés les efforts quantitatifs et qualitatifs réalisés par les pouvoirs publics et les entreprises en matière de recrutement, de formation et de promotion de toutes les minorités".

Enfin, pour avancer et bien conscientes que plusieurs de ces propositions d'actions sont encore sujettes à polémique en France, elles appellent à l'organisation en mars 2009 d'un "Grenelle de la diversité", mobilisant partis politiques, élus, corps constitués, partenaires sociaux, médias, institutions représentatives, associations.

Laetitia Van Eeckhout

PARU DANS LE MONDE.FR 

Par Cyrille TCHAMBA
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Vendredi 28 novembre 2008 5 28 /11 /2008 16:49


France

Le Cercle de la diversité républicaine s’est réuni mardi à Paris. Avec comme invitée d’honneur Rama Yade, Secrétaire d’Etat aux Affaires étrangères et aux Droits de l’Homme.

Les minorités veulent être mieux représentées

« L’élection d’Obama et ses conséquences dépassent largement les frontières de l’Amérique. Par cette élection, nous avons partagé avec les américains un formidable espoir. C’est un accélérateur de l’histoire. Chaque minorité peut rêver de devenir un jour le président de son pays… ». Le propos du Secrétaire d’Etat français aux Affaires étrangères et aux Droits de l’Homme, Rama Yade. Elle était l’invitée d’honneur mardi soir, 25 novembre, à une rencontre organisée par le Cercle de la diversité républicaine(Cdr) au sein de l’Ump, le parti de Nicolas Sarkozy, sur le thème Obama, au Théâtre du Gymnase, rue Bonne Nouvelle à Paris. Dans la salle plus de cent cinquante personnes, essentiellement membres du Cdr, des minorités vivant sur le territoire français et qui veulent être mieux représenter dans les plus hautes sphères de prises de décisions à tout point de vue. Avec en filigrane une question qui brûle sur toutes les lèvres: « Comment faire pour que cette diversité à la française soit effectivement représentée dans la gestion des affaires de la cité? » Parmi les délégués du Cdr présents à cette réunion, deux français d’origine camerounaise. Lucien Kemkeng, conseiller municipal de la ville de Sèvres(92), cadre financier d’une grande banque française et Cyrille Tchamba, délégué départemental Oise(60) du CDR. Et c’est-ce dernier qui a eu la lourde responsabilité de proposer des actions positives pour l’intégration des minorités: « Non seulement aujourd’hui il faut s’unir. Mais il faut surtout s’activer sur le terrain social, politique et économique. Dans cette optique, Obama est une victoire, Obama est une source d’inspiration, Obama est un espoir nouveau. Il doit aussi être un moteur vers l’engagement dans tous les domaines et surtout vers l’action. Car les communautés d’origines étrangères brillent souvent de tout, sauf de véritables mouvements capables de s’imposer sur des idées…Nous nous comportons souvent comme si notre légitimité ne peut venir que d’en haut », a-t-il indiqué, avant de marteler: « C’est d’ailleurs la raison pour laquelle le peu de leaders que nous ayons eus jusqu’à aujourd’hui ne sont restés que des éphémérides dans le paysage politique français… » Et de conclure: « Aux politiques donc de travailler à la matérialisation de cette espérance par des décisions correctives, ambitieuses et urgentes pour une France apaisée et victorieuse. Just do it ». Une intervention très applaudie, puisqu’elle indexe d’abord les responsables politiques comme étant des freins à l’épanouissement de cette diversité.

La leçon Belge

Et le témoignage de Bertin Mampaka, député échevin de Bruxelles né à Kinshasa va dans le même sens: « A Bruxelles -capitale de l’Europe- la diversité politique est un enjeu important compte tenu de la composition de la population. Plus ou moins 12% des Bruxellois sont des allochtones, nés à l’étranger. »,explique le député avant de préciser; « Un rapport récent de l’OCDE a mis en évidence la discrimination à l’embauche dont sont réellement victimes les Belges d’origine subsaharienne. Par contre, il serait injuste de se plaindre d’une discrimination dans la représentation des allochtones dans les diverses assemblées démocratiques, car ils sont bien représentés ». A titre d’exemple, « sur les 680 conseillers municipaux que compte la région bruxelloise, près d’une centaine sont originaires d’Afrique subsaharienne et du Maghreb. Une vingtaine d’adjoints au maire dans différentes municipalités sont des élus issus de la diversité ». En Belgique, les partis de gauche et du centre -Ps et Cdh- sont les plus audacieux dans l’intégration des élus issus de la diversité alors qu’en France, la présidence de Nicolas Sarkozy semble vouloir corriger une injustice que ses prédécesseurs n’ont pas voulu voir. La présence de trois ministres issus de la diversité(Rama, Fadela, Rachida) est un signe. Mais il faut aller au-delà des symboles pour être au rendez-vous de l’histoire, celle que les Etats-Unis sont entrain de réécrire en élisant comme 44ème président Barack Obama. On l’oublierait presque. Une Amérique qui était encore ségrégationniste il y a à peine 50 ans.

Jean-Célestin EDJANGUE à Paris

Par Cyrille TCHAMBA
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Vendredi 28 novembre 2008 5 28 /11 /2008 16:38

Par Cyrille TCHAMBA, Délégué départemental de l’OISE

du Cercle de la Diversité Républicaine pour le compte du CDR

 

Le « Cercle de la Diversité Républicaine » (CDR) milite auprès des pouvoirs publics pour le lancement dès 2009 des API (Actions Positives pour l’Intégration). Objectif : initier partout en France un plan national d’identification et de promotion sociale des talents issus des « minorités visibles » et des couches populaires.

Ce thème revêt une gravité singulière car elle est le cœur de mon engagement associatif depuis déjà une décennie. C’est une très bonne initiative. Je pense que non seulement aujourd'hui il faut s'unir, mais surtout il faut s'activer sur le terrain social, politique et économique pour construire les victoires de demain tel que Barack Obama l’a fait aux USA.

Obama est une grande victoire, Obama est une inspiration, Obama est un espoir nouveau, Obama est un symbole. Il doit aussi être un moteur vers l'engagement de nous tous, dans tous les domaines où l’homme peut rayonner et surtout nous convier à plus d’efforts et d'actions pour mériter la conséquence de cette belle œuvre humaine qu’est sa victoire aux élections présidentielles américaines de cette année.

Les communautés issues des migrations sont composées des personnes brillantes qui s’illustrent - ou se sont illustrées par le passé - dans des domaines respectables. Ces hommes et femmes par leurs expériences et par les valeurs qu’ils défendent au quotidien, représentent un vivier de talents sur lequel nous devons nous appuyer pour bâtir, différemment du passé, notre mouvement et nos actions dans le but de sensibiliser les populations sur notre combat républicain afin de susciter l’adhésion et l’engouement populaires.

Cette adhésion populaire est notre unique voie de réelle réussite car trop souvent nous nous comportons comme si la légitimité ne pouvait venir que d'en haut et négligeons le fameux principe qui veut que, toute action politique d’envergure, qui s’inspire des gens et de leurs vécus, ait forcément plus de percussion ; donc de résultats éclatants.

C’est d'ailleurs la raison pour laquelle le peu de responsables que nous ayons jamais eu jusqu'ici ne sont restés que de simples « éphémérides » dans le paysage politique français et brillent souvent par leur absence marquée dans le débat en général et sur des thèmes qui, bien que parfois impopulaires pour le grand public, nous interpellent profondément.

Regardons l'insuffisance de nos responsables nationaux noirs et beurs lorsqu’il s’agit de travailler dans les banlieues ou dans des cités dites difficiles.

Leur impopularité finit même quelques fois par agacer leurs défenseurs. Car comment donc être un Ministre représentant la diversité ou l’ouverture en restant aussi impopulaire au sein même des ces groupes qu’on est censé représenter au gouvernement ?

De quelle légitimité peut-on se prévaloir dans ce cas de figure ? De rien du tout.

On pourrait en citer encore des personnalités de droite comme de gauche issues de la diversité qui peinent à convaincre les leurs sur le terrain. Mon propos qui se veut rassembleur ne doit pas servir à des critiques incommodantes, cependant il doit être perçu comme une contribution dans le bon sens à une réflexion sur notre pays, ses orientations et sur les défis à venir de son évolution sociologique.

Bien souvent, ces « leaders » dont on a parlé plus haut apparaissent, à tort ou à raison, aux yeux des populations de ces zones comme des prétextes voire des impostures ne représentant pas nécessairement les classes populaires et seraient d’ailleurs assez éloignés des réalités de leurs vies quotidiennes.

D’où le peu d’effets qu’a produit l’ouverture à la diversité réalisée par le Président de République Nicolas Sarkozy après son élection de 2007 dans les quartiers populaires. D’ailleurs les récentes élections municipales en ont été un indicateur froid et précis puisque les quartiers où les populations sont majoritairement issues de l’immigration ont boudé notre parti. On pourrait même envisager que si l’UMP ne met pas un « bon coup d’accélérateur » pour l’émergence de plus de personnalités issues de la diversité, la sanction électorale risque d’être encore plus importante aux prochaines élections régionales. Une fois les effets d’annonces passés, les français souhaitent une déclinaison concrète et visible de l’ouverture à tous les niveaux de l’appareil politique et autre.

Cette réalité des récriminations de terrain constitue le formidable challenge qui s’offre à nous pour encourager l’action positive à l’intégration. La nouvelle phase que nous abordons dans notre engagement doit, certes éveiller de réelles aspirations, mais aussi servir d'opportunité pour corriger les carences du passé. Il nous faudra tout d'abord trouver les causes qui ont freinées l’évolution logique de la société française vers plus d’Egalité et de Fraternité ; ensuite comprendre les mécanismes qui ont permis à d’autres communautés d’avancer ; puis faire l'examen des résultats décevants de ceux, peu nombreux, qui ont été nos porte- voix jusqu’ici ; et enfin dresser les perspectives d'avenir.

Evidemment, l’ouvrage ne sera pas commode, tant les problématiques font appels à des domaines pointus et requièrent des analyses poussées, presque savantes. Bien heureusement la situation actuelle est une aubaine pour accomplir cette tâche car la diversité a cessé d’être un simple concept pour devenir un réel enjeu de société auquel nul ne peut plus être insensible. Partout en France, l’attente se ressent sur ce que feront les grands partis politiques pour rectifier cette curiosité bien française qu’est la sous représentation des minorités visibles dans la vie politique et ailleurs. Les talents de la diversité existent et s’expriment dans leurs domaines respectifs. L’espoir est présent en eux et assurément en chaque français.

Aux politiques donc de travailler à la matérialisation de cette espérance par des décisions correctives, ambitieuses et urgentes pour une France apaisée et victorieuse.

« JUST DO IT !».

Par Cyrille TCHAMBA
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Jeudi 6 novembre 2008 4 06 /11 /2008 10:33

Je dois vous avouer avoir retrouvé mon souffle depuis hier nuit, car mon candidat, le candidat de beaucoup comme moi est devenu « l’homme le plus puissant du monde ». Dans cette appellation forcément d’origine contrôlée,  « l’homme le plus puissant du monde », il y a cette notion ambiguë mais non moins importante de « puissant ».

 

On pourrait donc craindre des dérives de l’hyper-puissance américaine qui a d’ailleurs, ces dernières années, sous les deux mandats de G. W. Bush, causé tant de mal à l’image des Etats-Unis d’Amérique dans le monde et plus encore à la préservation de la paix.

 

Il n’en sera certainement rien, tant notre vainqueur semble capable, de par son itinéraire politique atypique, sa vision du vivre ensemble, son histoire personnelle fils d’un immigré kenyan et d’une blanche de hawaiienne, avoir mesuré, peut être même avoir souvent ressenti dans sa chaire l’énorme détresse des plus faibles dans ce pays-continent qui nous a toujours semblé si immense, si fort mais en même temps si paradoxal, insaisissable.

 

Le nouveau Président Obama comprendra et intégrera sans doute tous les Américains sans distinction d’origines ethniques et sociales dans sa réflexion dynamique pour ce « rêve » dont il nous a parlé depuis si longtemps et auquel, hier, les électeurs ont répondu avec la plus grande clarté, d’abord pour eux-même certes, mais incontestablement avec un clin d’œil appuyé vers le reste du monde que nous sommes.

 

Ne souhaitant pas tomber dans des travers ou même me laisser emporter par des espoirs par ailleurs légitimes, j’ai voulu juste penser aujourd’hui que M. OBAMA n’est plus seulement l’homme politique qu’il nous fallait, il devient un puissant symbole sur lequel nous devrions dorénavant nous retrouver pour promouvoir le vivre-ensemble pour qu’enfin, d’un seul souffle, nous puissions transcender les douleurs enfouies dans le passé, dans le but de construire un monde différent et plein d’espoir pour l’avenir.

 

Mes grands parents, mes parents et moi avons toujours attendu un signe des autres hommes afin qu’ils reconnaissent notre souffrance et qu’ils honorent la mémoire de nos aïeux déshumanisés et morts parce que, à cette époque-là, « l’âme d’un nègre ne valait même pas celle d’un chien galeux ». Au fonds de nous, raisonne encore les douleurs qu’avait dû subir Miss Rosa Parks dans ce fameux bus de Montgomery, les cris et les espérances de ces esclaves retentissent également dans nos veines. Pourtant, très souvent, j’ai imaginé qu’un jour peut-être par des grands discours de chefs d’états occidentaux lors d’un grand rassemblement populaire au cours duquel blancs et noirs allaient laver les plaies de leur mémoires, se prendre dans les bras comme des frères, qu’ils sont d’ailleurs, et que notre histoire commune, sans la renier ou travestir, ne deviendrai que ce beau poème que le pasteur King avait dit sur la grande place à Washington.

 

Que rien ! Il a fallut qu’un « petit » métis de l’Illinois par son courage et son audace crée les conditions de cette grande messe sous fond d’élection présidentielle américaine et que ce peuple si complexe se mobilise à une  grande majorité sur son nom pour comprendre que nous étions donc à ce moment-là, moment que Martin Luther King, Prix Nobel de la Paix, ne voyait certainement pas tout a fait comme cela. Qui d’ailleurs l’aurait vu de cette manière ?

 

Un autre pasteur, Jesse Jackson, un des leaders de la lutte pour les droits civiques des noirs, en larmes à la tribune de Chicago ; oui, à ce moment-là, j’ai compris que « l’Homme est bon ! » Et je remercie le ciel de m’avoir permis de vivre cela et de comprendre que ce jour historique est enfin arrivé.

 

Ce jour qui a permis que chaque Blanc, en déposant son bulletin dans l’urne, ne fasse qu’élire son Président. Chacun d’eux a ainsi offert la véritable manifestation de la naissance d’une nouvelle ère pour notre communauté humaine. Et que dire de ces millions de noirs, qui pour une fois, en participants massivement à cette élection n’ont pas voté que pour un des leurs, mais ont simplement accepté de recevoir fraternellement le signal de ce que demain est à nous ; à nous tous hommes libres des cinq continents.

 

Car en vérité, cela faisait très longtemps que nous avons toujours marché ensemble sur le chemin, que nous nous illusionnions à croire que nous n’étions pas pareils et faisions semblant de n’avoir pas la même destinée. Pourtant, nous avions tous tort.

 

En définitive, cette performance que nous venons de réaliser à travers Obama et le peuple américain nous libère certes de nos chaînes de l’esprit. Mais elle s’offre aussi à nous, Peuple du monde, comme un défi à relever car plus que jamais Noirs, Blancs, Jaunes, Rouges devrons promouvoir les valeurs du travail, de l’espérance, de l’amour et de la justice afin qu’aucun autre homme sur terre ne vive plus les horreurs dues au racisme et à la cupidité égoïstes et criminelles d’autres hommes.

 

Le slogan, Ô combien important de cette campagne d’Obama qui s’est achevée mardi soir était : « Yes, we can ! » (« Oui, nous pouvons ! »). Et bien aujourd’hui je peux affirmer avec détermination, force et abondamment d’amour : « Yes, he did ! » (« Oui, il l’a fait ! »).

Par Cyrille TCHAMBA
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Mercredi 5 novembre 2008 3 05 /11 /2008 16:54
Écrit par Haman Mana   


D'avoir connu ce que fut la ségrégation raciale et de voir ce qui se passe aujourd'hui aux Etats-Unis d'Amérique, peut être considéré comme une certaine grâce, dans la vie d'un homme.

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Ce que le sourire simple et rassurant de cet homme qui nous ressemble tant par la couleur de sa peau nous apporte, c'est bien plus que la simple fierté d'être Noir et Africain. Ce que les paroles limpides et pénétrantes de ce politicien venu d'ailleurs nous insufflent, c'est bien au-delà de la simple conviction, c'est de l'espoir.

Oui, hélas oui ! nous ne pouvons considérer la longue et périlleuse conquête de la Maison Blanche (qui, comme son nom l'indique ne fut jamais qu'une maison de Blancs) par Barack Obama qu'en rapport avec la couleur de sa peau. C'est peut-être, faire insulte à l'extraordinaire travail entrepris par cet homme qui allie le charisme au pragmatisme et à une rare intelligence. Mais que faire ? Ne pas percevoir cet homme comme l'Africain qu'il est, selon ses racines, ce serait priver tous ceux qui se reconnaissent en lui, de ce supplément d'âme que son parcours peut leur apporter.

Que Barack Obama l'ait fait, nous prouve tout simplement que c'était possible. Qu'il est possible d'être d'Afrique et de se hisser aux plus hauts sommets. Qu'il est possible d'être d'ici, et d'avoir autre chose que ce dépotoir de l'Humanité que d'autres, et si souvent nous-mêmes, voyons en notre Afrique ! Par ce qu'on nous l'a si souvent seriné que nous avons fini par l'intégrer.

Aux peuples d'Afrique, dont l'oppresseur n'est plus le Blanc, mais désormais leurs frères, plus cyniques, plus avides plus méchants que ne le fut le Blanc, il faut que la victoire d'Obama parle: on peut le faire. Le mal vivre et le mal être ne sont pas une fatalité.

Si Obama l'a fait, pourquoi pas nous ?

Par Cyrille TCHAMBA
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