Mercredi 21 mai 2008

Si le couple Clinton  avait, à la fin du deuxième mandat présidentiel de Bill Clinton, résolument décidé de rompre avec la vie politique américaine au sommet, Mme Hilary Clinton serait entrée dans l’Histoire des Etats-Unis, dans l’Histoire tout court, comme une femme à part, pleine de dignité et d’honneur. Pour les générations d’aujourd’hui et de demain, elle aurait été, à tout jamais,


l’épouse idéale sur laquelle la plupart des femmes mariées du monde entier auraient eu intérêt à prendre modèle. Bref !aux yeux de tous, elle aurait longtemps incarné la vertu. La vertu presque absolue à l’échelle humaine, celle qui est capable d’accueillir l’adversité sans se tourmenter outre mesure, d’encaisser des coups sans chercher à rendre, de souffrir dans son cœur sans cesser d’aimer et d’accorder au coupable avéré le pardon qu’il ne mérite pas.

En effet, les plaisirs voluptueux extra-étatiques, dans les bras de Monica, auxquels s’est souvent adonné Bill, son si galant mari, quand il était l’hôte de la Maison Blanche, auraient pu donner à n’importe quelle épouse trompée et humiliée toutes sortes de prétextes pour faire gros scandale. La presse américaine aurait tout relayé avec délectation et en aurait même fait ses choux les plus gras. Heureusement, Mme Clinton a fait écran et n’a rien laissé passer, convaincue, mieux que personne, que la carrière politique de Bill aurait très bien pu être ruinée par ce genre d’affaire, dans cette Amérique qui est restée beaucoup plus puritaine qu’elle n’en a l ‘air.

Mais Mme Hilary Clinton n’en est pas restée là. Elle a voulu que son destin, déjà si plein et si enviable,  emprunte des voies plus spectaculaires et plus glorieuses encore, des voies qui conduisent aux Splendeurs immortelles de la Maison Blanche. A priori, une telle ambition n’était ni déplacée, ni démesurée, ni peu noble. Cependant, à Hilary qui a incarné, pour beaucoup d’administrateurs, une certaine excellence au féminin, les nouvelles options imposaient pratiquement le renoncement à tous les principes et idéaux qu’elle avait cultivés jusque là et qui lui avaient valu tant de louanges méritées.

Bien entendu, Mme Clinton n’est pas une novice, quand on évoque les arcanes de la politique américaine. Dans les rangs du Parti des  Démocrates, elle a fait, pour son compte personnel, de très belles classes et a remporté  des succès notoires. Aux cotés de son mari, son expérience en la matière a forcément bénéficié d’un apport encore plus enrichissant. Toutefois, depuis quelques mois, Hilary a dû amèrement se rendre compte que le chemin qui conduit à la Maison Blanche est plus long, plus sinueux, et plus malaisé que celui plus familier qu’elle a toujours emprunté et qui mène au Capitole.

Dans cette situation nouvelle, ce n’est plus du tout la Mme Clinton qu’on admirait : à ses camarades démocrates- à Obama, surtout- elle rend des coups, mêmes des coups bas, qu’elle n’a jamais reçus ; elle accepte le ridicule de poursuivre, à grands frais, une campagne qu’elle sait irrémédiablement perdue…Mme Clinton prouve bien que la politique ressemble aux dieux : elle rend fous ceux qu’elle veut perdre.

TEXTE PARU DANS LE QUOTIDIEN LE JOUR

Par Cyrille TCHAMBA
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Commentaires

tchamba! tchamba! cela fait plaisir de te lire. quand je pense qu'à l'école tu n'étais pas trop bavard plutôt introverti. c'est bien ton blog. tu as mon mail et j'espère que tu m'écriras pour qu'on puisse redevenir de bons koppos.
sinon, je constate que tu es plutôt pour Obama. c'est bien et je pense qu'il fera changer les choses s'il est élu président des states.
amities
Commentaire n°1 posté par herman le 22/05/2008 à 17h10
moi cest hiary. elle a pas mal d'expèrience et pourrait apporter beaucoup à son pays et au monde.
Commentaire n°2 posté par solange le 22/05/2008 à 17h15

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