L'ancien premier ministre Dominique de Villepin s'est dit "critique", lundi 3 septembre, au sujet de la politique africaine du président Nicolas Sarkozy, le mettant aussi en garde contre une "erreur fondamentale" s'il apportait sa caution à l'administration Bush au sujet de l'Irak. "Sur la politique étrangère, il y a des dossiers sur lesquels nous pouvons faire mieux", a déclaré M. de Villepin sur Europe 1, tout en se défendant d'être ou de devenir un "opposant".
Dopé par ses démêlés judiciaires, assurent ses amis, Dominique de Villepin esquisse un retour sur la scène publique à la faveur de la sortie de son livre sur Napoléon. Francois Guillot AFP/Archives
Se disant "blessé" par certains propos du chef de l'Etat, M. de Villepin a relevé ceux "tenus à Dakar sur l'homme africain qui n'entrerait pas suffisamment dans l'avenir". Il a appelé à "tenir compte des réalités et des sensibilités"."Nous sommes le pays qui, grâce à Jacques Chirac, a construit le Musée du Quai Branly, qui comprend sans doute le mieux aujourd'hui l'Afrique et l'aime le plus", a-t-il fait valoir, "veillons à ne pas adresser des contre-signaux à partir d'interprétations qui sont éminemment discutables".
SOURCE : LE MONDE
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