egalitesplus

Mercredi 8 novembre 2006 3 08 11 2006 16:03

Cher bloggeurs,

Voici une page que je souhaite dédier à tous ceux qui comme moi font des choses, mais qui doutent des fois de la cohérence et de la percussion des actions entreprises.

Un Blog pour raconter mes activités à travers mes journées, mes engagements sociaux, et associatifs.Engagements associatifs et sociaux. Depuis 8 ans, je travaille dans le milieu associatif de ma ville Compiègne.

J’ai tout d’abord milité avec les jeunes de mon lycée dans l’association Noble ASM, dans laquelle nous travaillions au développement de la culture HIP-HOP. L’activité de l’association permettait de mobiliser les jeunes et de canaliser leurs énergies. Noble ASM continu de grandir et je lui souhaite bon vent.

Ensuite, il y a eu le passage à Sos Racisme, une association super importante dans laquelle j’ai construis et peaufiné mon engagement antiraciste. Avec Sos, nous avons arpenté toutes les routes et visité presque toutes les villes de notre belle Picardie. C’était le temps de la communication.

Notre région n’ayant pas un tissu associatif dense, notamment sur les questions de discriminations, il nous a fallut semer, quartiers par quartiers et villes par villes, les graines qui font qu’après mon départ de Sos, l’antiracisme  progresse considérablement dans les villes picardes.

Aujourd’hui mon défi c’est l’association Egalité Plus. Elle vient d’avoir un an et compte plus de 20 membres. Cette association a pour objet : 

       -La lutte cotre les discriminations, 

       -L’aide à la recherche d’emploi,  avec des  structures locales, 

       -La recherche de stratégie pour la promotion de l’égalité des chances,  

       -L’assistance aux personnes sans papier et souhaitant être régularisées,  

       -Et divers autres engagements.

Voici en quelques phrases mon profil et mes engagements. Je sais que ce n’est  pas suffisant, mais derrière mon clavier, je sens comme une certaine gêne à vous dire qui suis-je et quels sont mes combats. Avec le temps, l’assurance viendra et le débat s’ouvrira réellement.

Dans ce blog, je souhaite partager avec vous au quotidien mes humeurs. Vous parler du travail que l’association réalise, des difficultés qu’elle rencontre et surtout de profiter des conseils que vous pourriez apporter. J’insiste sur l’interactivité de nos débats et sur ma volonté d’enrichir mon association à travers vos idées et suggestions.Merci et à bientôt.

PS. Les fautes et les erreurs sont à excuser, car je n’ai pas le temps de vraiment relire. Merci  de votre compréhension.  

Par Cyrille TCHAMBA
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Jeudi 9 novembre 2006 4 09 11 2006 19:30

Chers bloggeurs,

Après avoir tremblé grandement pour la perte d'un fournisseur important au boulot, j'ai jeté un coup d'œil sur l'actu. Bien sur, la bataille au PS est toujours en première ligne et on se pose toujours la question de savoir qui va gagner dans cette course à l'investiture? Vaste question et petite réponse, car on sait et cela depuis des mois que c'est Ségolène, la "chouchou" des sondages qui va gagner. Je ne dis pas cela par ce que c'est évident, mais tout simplement parce que les autres candidats n'ont plus le temps pour convaincre les militants et l'opinion en général. conseillons aux perdants de monter des candidatures dissidentes et là, "ça va chier". A l'Ump, c'est un peu bizarre, car on a l'impression que le champion es communication a perdu l'envie de combattre, ou tout simplement , c'était tellement facile qu'il a pris peur. On ne sait jamais d'où peut surgir un ennemi de l’intérieur très silencieux. Alors vaut mieux se taire et regarder. Avouons que depuis 4-5 ans Sarko n'a fait que parlé et on se demandais même s'il s'entendait respirer? En tout cas, dans un camp ou dans l'autre, c'est encore du bla-bla, car on attends de vrais propositions sur des thèmes tels que l'économie (chômage, Europe, délocalisions, pouvoir d'achat), la société. Dans le thème social, pointons surtout les points sur la diversité et la promotion de l'égalité des chances, en France on est en manque. De quelle manière les candidats vont aborder la question du vivre ensemble, la fin de ghettos, la promotion des personnes (méritantes) issues de l'immigration à des postes de hautes responsabilités, etc. Pour l'égalité des chances, on en reparle un jour ou j'aurais envi de m'y appesantir. L’autre chose qui m'a frappé aujourd'hui, c'est la sortie du livre des Mme Autain, adjointe au Maire de Paris. Dans ce livre on y apprend qu'elle a été victime de viol et qu'elle souhaite partager cette intense douleur avec d'autres personnes. Félicitons là pour son courage et aussi pour les idées qu'elle promeut au sein des mouvements auquels elle adhère. Au début, elle m'indifférait, mais depuis que je l'écoute, j’apprends à la connaître et je comprends mieux ses idées. Voila mon inspiration du jour et j'espère que vous en aurez à partager avec moi sur ce blog.

Par Cyrille TCHAMBA
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Mercredi 15 novembre 2006 3 15 11 2006 10:50

J’en ai marre, marre des hypocrites.

Depuis des années, je m’occupe d’une famille de sans papiers. La circulaire Sarko de l’été dernier arrivant, j’ai orienté cette famille vers la Préfecture afin qu’elle puisse se faire régulariser. Les entretiens avec la préfecture se sont bien déroulés, étant donné que les deux enfants de cette famille sont nés dans l’hexagone et donc parlent le français.

Début septembre, ils reçoivent un refus et un arrêté de reconduite à la frontière non motivé. Eux et moi on accuse le coup, mais on ne désespère pas et la famille part à la rencontre des élus du secteur pour demander de l’aide. On leur promet beaucoup mais on ne les rappelle jamais. Face à l’indifférence des autorités administratives et politiques, je décide d’alerter l’opinion publique et les médias sur cette affaire. L’action média n’est pas toujours une solution conciliante, dans certains cas elle braque les interlocuteurs et accentue l’orgueil des uns et des autres.

La dure expérience acquise au fil des déceptions dans le monde associatif et politique m’a appris qu’il ne faut jamais négocier quand on s’occupe de la souffrance d’un homme. Généralement, les responsables locaux préfèrent ceux qui souffrent et meurent en silence, surtout quand on est pauvre et/ou issu de l’immigration. Je refuse de jouer dans cette « traîtrise » et malgré mes opinions politiques je préfère l’humanité.

Un responsable local de haut rang me faisait remarquer que je bottais un peu contre mon camp, que j’allais trop loin. Moi de lui répondre que je n’avais aucune leçon de politique à recevoir de « planqués », qui de leurs bureaux sont prêt à cracher sur la souffrance d’une famille et d’enfants en bas âges.

En démocratie, on peut s’entendre sur plusieurs sujets, mais avoir des divergences sur d’autres. Cela arrive au P.S avec le débat sur les investitures et pourtant ils sont tous socialistes. A l’UMP, il existe des courants, libéraux avec Alain Madelin, sociaux avec Mme Boutin etc. pourtant ils sont tous du même bord. Encore, je n’ai aucune leçon à recevoir de ces petits provinciaux qui ne pensent qu’à jouer les « costauds » alors qu’ils ne représentent qu’une marginalité dans leurs formations politiques respectives.

Qu’ils aboient, les sans papiers  passerons.

Par Cyrille TCHAMBA
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Lundi 20 novembre 2006 1 20 11 2006 17:41

 C’est fou ce que les temps changent !

50 ans après le droit de vote des femmes, voici une femme représentant un grand parti à l’élection présidentielle.

Ils avaient juré  « les français ne voteront pas pour une femme ».

 Ils avaient pensé à ses occupations « qui s’occupera des enfants ? ».

 Ils l’avaient dénigrés « voici ma politique et non ma politique c’est Voici ».

 Avouons le, ils en avaient trouvées de belles.

On aurait dit que les Halimi, Weil et autres s’étaient battus pour rien, que leur combat s’était dissout dans le temps.

 Pourtant, l’air a changé et les gens veulent du neuf. Ils souhaitent ardemment un renouvellement de cette classe politique, au pouvoir depuis un demi siècle, qui n’a pas su affronter les grandes échéances nationales et internationales et qui, à force d’impuissance, face aux défis de la mondialisation par exemple, a découragé les classes populaires.

 La tendance s’accentuait au fil des élections avec des taux d’abstentions en hausse constante. D’aucuns pensaient que c’était un désintéressement de la politique en général, alors qu’au contraire l’abstentionnisme est la manifestation d’un profond besoin de renouveau politique.

 En tout cas, c’est une belle victoire pour Madame Royal au sein du Parti Socialiste. D’autant plus belle que ses concurrents se sont ralliés « du bout des lèvres » à sa candidature. Ont-ils compris qu’elle peut être une femme, une mère, photogénique et candidate ?

 Passée la campagne interne, reste maintenant à Madame Royal de continuer à  proposer des idées qui, bien souvent, ne sont pas en harmonie avec le « programme » de son parti.

 La candidate devra d’ailleurs démontrer sa capacité à assumer ses contradictions et à proposer aux français des solutions réalistes pour résoudre les difficultés (chômage, baisse du pouvoir d’achat, sécurité, etc.) qu’ils rencontrent au quotidien.

 C’est sur ses propositions en matière économique, sociale et politique qu’on la jugera, seulement sur celles là.

 Et pour l’instant, on n’a pas grand-chose à « se mettre sous la dent » !  

 

 

 

 

 

 

 

Par Cyrille TCHAMBA
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Lundi 27 novembre 2006 1 27 11 2006 17:55

La semaine écoulée restera comme l’une de celles où on a réellement avancé dans le processus de désignation des candidats dans les partis politiques français. Pendant que la contestation s’amplifie au sein de l’UMP, on constate une adhésion quasi totale des socialistes sur la candidature de Madame Royal, faisant fi des affrontements des 16 mois passés. On oublie tout et on repart sur de bonnes bases pour affronter l’adversaire.

Ce comportement est à saluer et à recommander non seulement en politique, mais aussi dans la vie de tous les jours, car trop souvent les petites luttes intestines priment sur les enjeux importants. Cela m’emmène à l’actualité la plus marquante de ma semaine : le Rwanda.

La semaine dernière on nous apprenait qu’un célèbre juge parisien avait ouvert une enquête sur le génocide du Rwanda et qu’il mettait en accusation des proches du Président Paul Kagamé et ce dernier aussi. Ceci faisant suite à différentes plaintes déposées par des Rwandais en exil et des amis du Rwanda.

On ne peut qu’encourager ce magistrat qui veut aller au fond d’un dossier aussi épineux que le « génocide rwandais ». Cet acte est la reconnaissance des souffrances des victimes, de leur famille et du peuple rwandais tout entier. Jamais sur notre planète, un homme libre et digne ne doit accepter que se reproduisent de telles horreurs.

La réaction des autorités de Kigali n’est pas une surprise, car depuis des mois déjà, ils ont mené une intense campagne nationale et internationale pour freiner la justice française dans son élan.

Interrogeons nous quand même sur l’impact d’une telle action sur les rwandais. Aujourd’hui, la Rwanda paraît calme. Une commission de réconciliation a été mise en place et les victimes du génocide bénéficient du soutien de plusieurs structures locales et internationales. Les gens retrouvent peu à peu leurs habitudes et par celles-ci le goût de vivre. C’est une très bonne chose que ce peuple en souffrance au plus profond de lui-même, arrive à reprendre espoir et à consolider l’esprit patriotique nécessaire à l’édification d’une nation forte et prospère.

Cette action du juge français ne viendra t-elle pas rouvrir les blessures que les rwandais tentent d’oublier ? Les auteurs du « génocide » rwandais doivent payer certes, mais avons-nous la maîtrise de ce qui pourrait arriver, si pour se protéger, ces « criminels » rééditaient leur macabre besogne ?

L’exemple de l’Afrique du Sud peut nous aider à y réfléchir. La victoire de Mandela aux élections présidentielles avait fait craindre une « vendetta » des noirs contre les blancs. Pourtant les autorités de L’ANC, après la victoire, ont choisi la voie de la « réconciliation » à travers une commission du même nom. Le but de cette commission était de faciliter le dialogue entre tous les sud africains, noirs, blancs et métis. Ce fut un grand succès, car elle a permis le « Pardon national ». Comment auraient réagi les sud-africains des différentes communautés, si par exemple, Pitt Botha avait été jugé et condamné (il le mérite)?

Quelque fondée qu’elle puisse être, toute action judiciaire contre les dirigeants rwandais responsables ou pas du « génocide », doit être revue. Laissons aux rwandais la responsabilité de construire les conditions de leur « pardon national ».

Par Cyrille TCHAMBA
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